L’industrie nucléaire au cœur du plan de relance de l’économie française

Aujourd’hui plus que jamais l’enjeu du nucléaire fait partie intégrante du plan de relance de l’économie française.

Après la gestion de la crise sanitaire comme enjeu national majeur, la filière du nucléaire (CSFN et GIFEN) a entretenu un dialogue constant avec le gouvernement ; ce dernier ayant pour but d’assurer la continuité du service public d’approvisionnement en électricité (hôpitaux, communications des services d’urgence, télétravail) mais aussi la sécurité au travail des salariés et l’intérêt économique de nombreuses petites entreprises du secteur.

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L’Etat prépare maintenant un ambitieux plan de relance économique comprenant une conciliation de l’économie et du climat. Le nucléaire doit y tenir une place primordiale. L’industrie du nucléaire est un des moteurs de relance au travers de son programme de maintenance et d’investissement d’EDF pour la prolongation du parc nucléaire dit « Grand Carénage » avec quatre milliards d’euros par an. Le parc nucléaire fait partie des grandes infrastructures stratégiques du pays (57 réacteurs, 19 sites).

En dehors du parc, la Programmation pluriannuelle de l’énergie 2019-2024 va mettre en place un programme de travail avec l’option de construire de nouveaux réacteurs nucléaires.

Dès 2021, le lancement du programme de construction de 6 EPR de seconde génération serait un outil efficace :

la construction d’un EPR va créer de nombreux emplois à court terme (3000 entreprises, 220 000 emplois directs et indirects) au sein de la chaine industrielle. De plus, l’énergie nucléaire s’engage dans le « monde d’après » Covid-19, considérée comme alliée politique de réindustrialisation avec l’apport par exemple, de l’électricité bas carbone aux usines ainsi que les technologies et savoirs faire innovants. L’investissement annuel total du programme pour l’ensemble de la collectivité (acteurs privés et publics) peut être estimé à 2 milliards d’euros par an en pleine construction pour l’ensemble des acteurs. La part des entreprises françaises dans la construction d’un EPR en France atteint 80% ; un projet EPR crée 8 350 emplois. Sur le long terme, la phase d’exploitation (au moins 60 ans) comprend 1600 emplois pérennes, qualifiés et non délocalisables. Le projet amortirait également les effets de la crise dans d’autres secteurs : aéronautique, automobile, chimie, chantiers navals, sidérurgie ou encore le secteur « oil & gas ».

Il s’agit de renforcer la compétitivité des constructions neuves en France :

avant la crise, la SFEN concluait sur la nécessité d’un engagement ferme sur un programme de constructions neuves afin de permettre aux industriels d’investir et d’engager les ressources nécessaires. L’engagement porte sur trois paires de réacteurs a minima, avec un cadencement optimisé, afin de bénéficier pleinement des effets de série attendus (gains de compétitivité) et garantir au pays un approvisionnement bas carbone, bon marché, dans la durée.

Le programme se décline ainsi :

  • La France dispose de sa propre technologie (réacteur de troisième génération)
  • La chaîne industrielle est prête (EPR français et finlandais, EDF et Framatome : 600 fournisseurs d’équipements et de services au niveau nucléaire)
  • La filière investit dans la qualité et la rigueur industrielle (plan Excell 100 millions d’euros étalés sur 2020-2021)

Au niveau national, chaque euro investi dans le nucléaire génère 2,5 euros dans le reste de l’économie.

En 2019, la part de l’industrie nucléaire français dans le PIB est estimée à 48 milliards d’euros soit un revenu global (direct et indirect) de 175 milliards d’euros (plus de 7% du PIB).

On parle ainsi d’un impact macroéconomique se manifestant comme suit :

le haut niveau de localisation de la chaine industrielle sur le territoire national, la contribution du parc nucléaire avec l’hydraulique à la compétitivité des prix de l’électricité des industriels et des ménages, le haut niveau de qualification (revenus supérieurs par rapport au reste du secteur électrique et de l’industrie en général). Un programme d’investissement dans de nouveaux réacteurs renforcerait cet impact macroéconomique. Au niveau des territoires, les centres de production d’électricité nucléaire et les activités des entreprises de la filière sont bien répartis (Fessenheim plus de 5000 personnes par exemple ou Flamanville 4600 salariés sur place en 2016 ou encore l’arrondissement de Cherbourg épargné de la crise entre 2008 et 2015).

Le renouvellement du parc nucléaire s’inscrit dans les objectifs de transformation de long terme.

L’énergie du nucléaire répond aux trois grands domaines issus de ce renouvellement :

  • respect de la trajectoire climatique
  • exigence de résilience technique
  • et impératif de souveraineté

Enfin, ce renouvellement sera nécessaire pour garantir la résilience de notre système électrique à des chocs futurs (robustesse, agilité). D’ici 2050, le système électrique sera confronté à de grands défis et des incertitudes sans précédent (bas carbone, complément hydraulique). L’énergie nucléaire française est aujourd’hui le pilier de notre souveraineté énergétique et technologique.

Source : SFEN

Et Würth dans tout ça ?

Dans le cadre de ce plan de relance, Würth France se propose d’accompagner les entreprises du secteur grâce à trois engagements majeurs :

  • L’implication de son Pôle d’Ingénierie dans la pérennité des solutions apportées ainsi que leur conformité aux exigences techniques imposées par les Grands Donneurs d’Ordre (EDF, AREVA)

  • La proposition de formations aux professionnels dans le domaine du nucléaire (chevillage sur site de production électrique, détection d’armatures)

  • La fourniture des produits et services nécessaires à l’exécution des projets dans des conditions optimales de travail, en toute sécurité y compris sanitaire.

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